Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
JE DEMANDE L'ARBITRAGE DU PRESIDENT MITTERRAND
Pour lui, les déclarations du Président National du Conseil de l'Ordre des Médecins allaient permettre de prouver juridiquement ce qu'il avait toujours affirmé.
Il était, naturellement, très étonné que ce soit le Président National qui vienne, lui-même, fournir les preuves de l'illégalité des Décisions du Conseil Régional et de la Section Disciplinaire.
Après avoir été largement ridiculisé au cours de mes trois procès pour exercice illégal de la médecine, l'Ordre nous donnait, maintenant, des arguments pour dénoncer ses abus de pouvoir.
A l'occasion des élections présidentielles de Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et de François Mitterrand en 1981, des Lois d'Amnistie avaient été votées le 16 juillet 1974 et le 4 août 1981.
A chaque fois mon avocat avait essayé d'obtenir l'amnistie de ma radiation à vie, ce qui avait été refusé car les fautes qui m'étaient reprochées étaient contraires à la probité.
Comme il n'y avait, alors, pas d'élément nouveau dans mon dossier, il n'avait pas envisagé de demander une "Mesure Individuelle d'Amnistie".
La parution de l'ouvrage de l'Organisation Mondiale de la Santé en 1985 et les récentes et inattendues déclarations du Président National de l'Ordre des Médecins étaient, pour mon Avocat, des éléments suffisamment importants pour envisager une telle demande à l'occasion de la prochaine élection présidentielle.
Mais elle n'était prévue que pour le mois de mai 1988. Il faudrait donc attendre encore deux ans.
Cette demande serait l'ultime démarche officielle que j'allais pouvoir entreprendre pour que justice me soit rendue.
Pour mon Avocat, elle devrait se présenter sous la forme d'une lettre personnelle, que je devrais adresser au Président de la République.
Je commencerai par me présenter et indiquer de quelle façon j'avais été amené à prendre conscience de l'existence de la pollution électromagnétique et à mettre au point un traitement qui, au cours des années, avait amélioré l'état de milliers de malades atteints de rhumatismes et de Sclérose en Plaques.
Ensuite je relaterai, chronologiquement, les principales étapes de mes démêlés avec les Autorités Médicales en soulignant, à chaque fois, toutes les graves irrégularités commises par les Médecins et les Conseillers d'Etat.
La lettre serait rédigée de telle façon que sa simple lecture permette de se rendre compte de l'accord parfait qui avait existé entre ces différentes autorités. Pour, dans un premier temps, m'exclure de l'Ordre des Médecins et ensuite tenter de m'empêcher de poursuivre mes recherches et de soigner mes malades.
Je ferai alors remarquer que toutes ces irrégularités me faisaient penser que j'étais en droit de formuler une demande de "Mesure individuelle d'Amnistie".
Pour appuyer ma demande je ferai état de la parution en 1985 de l'ouvrage de l'Organisation Mondiale de la Santé, "La protection contre les rayonnements non ionisants".
Ce livre confirmait l'exactitude de ma théorie générale sur la pollution électromagnétique, formulée en 1967 et qui avait été rejetée, en 1968, par les Autorités Médicales Françaises.
Et, naturellement, je m'appuierai sur les déclarations faites, au mois d'avril 1986, par le Président National du Conseil de l'Ordre des Médecins qui fournissaient les preuves que ma radiation à vie avait été décidée et confirmée en bafouant les propres règles de l'Ordre.
Depuis 1968, j'avais recueilli des milliers de documents : lettres officielles, lettres que j'avais écrites pour assurer ma défense, lettres de soutien et de témoignage de mes malades, articles de presse sur mon affaire, sur la pollution électromagnétique, sur la Sclérose en Plaques.
Après avoir fait le tri de ces documents je joindrai à ma demande un dossier constitué de plusieurs centaines de documents, prouvant l'authenticité des faits relatés.
Cette lettre fut, évidemment, rédigée en collaboration avec mon Avocat.
Le 10 mai 1988 François Mitterrand était réélu Président de la République et une Loi d'Amnistie fut votée le 20 juillet 1988. La demande de "Mesure Individuelle d'Amnistie" devait être faite au cours de l'année suivant le vote de la loi.
Dans la rédaction de ma demande je n'avais formulé aucune remarque désobligeante à l'égard de mes nombreux adversaires mais j'ai, quand même, jugé indispensable d'indiquer les conséquences qu'avait eu pour moi-même et pour ma famille ma radiation à vie.
Dans cette lettre de 7 pages, voici les quelques phrases concernant ce problème :
Mais je ne peux accepter que cette radiation à vie constitue une tache pour l'honneur de mon nom et de ma famille.
Je tiens à vous préciser que mon père a été durant 50 ans médecin généraliste à Nice, que j'ai un frère médecin, que, marié à une dentiste, j'ai une fille pharmacien et que je suis également beau-frère de deux médecins et oncle de trois médecins."
Le 27 juin 1989, par la poste, j'ai adressé à la Présidence de la République ma lettre accompagnée d'un gros dossier. A cet envoi, j'avais joint un exemplaire de la deuxième édition de mon livre "Secouru par mes malades".
Le 13 juillet, un Chargé de Mission à la Présidence de la République m'a écrit :
J'ai aussitôt demandé au Ministre de la Solidarité, de la Santé et de la Protection Sociale de bien vouloir instruire la mesure d'amnistie que vous présentez."
Cela était normal. La Présidence de la République ne pouvait prendre de décision sans avoir demandé l'avis du Ministre de la Santé.
Ce premier "examen de passage" allait être décisif. Il fallait maintenant attendre avec patience et confiance le résultat de cet examen.
Pour savoir ce qu'était devenue ma demande, le 13 septembre 1989 mon avocat intervint auprès d'une Chargée de Mission à la Présidence de la République, spécialisée dans les problèmes juridiques.
Le 25 septembre celle-ci lui répondit :
Cette nouvelle était excellente. L'obstacle le plus important avait été franchi. Si le Ministre de la Santé avait donné un avis défavorable, le dossier aurait été, immédiatement, renvoyé à la Présidence de la République qui n'aurait pu que refuser ma demande.
Mon avocat était très confiant et pensait que, devant autant d'irrégularités, le Ministre de la Justice ne pourrait que donner un avis favorable à ma requête.
Le 11 décembre 1989, mon avocat intervint une fois encore auprès de la Chargée de Mission et au début du mois d'avril 1990 il m'annonça qu'il venait d'être informé, officieusement, que le Président de la République avait amnistié ma radiation à vie, par une décision personnelle.
Le 21 mai 1990 le Directeur des Professions de Santé de la Direction Générale de la Santé au Ministère de la Solidarité, de la Santé et de la Protection Sociale m'a écrit :
Cette fois c'était officiel.
Ma radiation à vie avait été amnistiée et même depuis le début du mois de mars.
le Conseil de l'Ordre des Médecins et le Ministère de la Santé,
nous avions gagné.
Cette Décision prise par le Président de la République, en personne, rendait encore plus odieux et méprisables les Conseillers de l'Ordre des Médecins, les Conseillers d'Etat, les successifs Ministres de la Santé et les professeurs français spécialistes de la Sclérose en Plaques dont les déclarations mensongères et les rapports erronés avaient brisé ma carrière professionnelle et m'avait contraint à porter, durant plus de 20 ans, l'étiquette infamante de "médecin charlatan".
Le 12 juin 1990, l'Agence France-Presse annonça cette amnistie par une Dépêche titrée :
On pouvait y lire ceci :
C'est la seule concernant un médecin radié à vie "a précisé à l'AFP l'Avocat du médecin qui conteste les "pouvoirs exorbitants" des médecins du Conseil de l'Ordre".
Dès le lendemain l'information fut reprise par de nombreux quotidiens français et, une fois encore, j'ai été interviewé par plusieurs stations radio et par notre chaîne de télévision.


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