Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
LES STUPEFIANTES DECLARATIONS DU PRESIDENT NATIONAL DU CONSEIL DE L'ORDRE DES MEDECINS
En 1982 la Présidence de la République annonçait encore la suppression de l'Ordre des Médecins. Mais, peu à peu, le projet de suppression se transforma en projet de réforme auquel l'Ordre, lui-même, ne semblait pas opposé.
Quelques jours avant la session trimestrielle du Conseil National de l'Ordre, qui devait se tenir à Paris du 23 au 25 avril 1986, le Président National avait accordé une interview au "Quotidien du Médecin" reproduite dans ce journal le 21 avril avec ce titre :
La médecine peut être douce, mais pas charlatanesque
et ce sous-titre :Dans les propos qu'il confie au Quotidien sur les prochains travaux du Conseil National de l'Ordre, le Président National se montre ouvert à la pratique des médecines douces par les médecins, à condition d'en expurger le charlatanisme médical.
Au cours de son interview il avait précisé que la juridiction ordinale avait besoin, pour agir contre les médecins, de plaintes de malades et de preuves.Dans mon cas, les poursuites avaient été engagées sans aucune plainte de malade et sans preuve.
C'est l'Ordre, lui-même, qui avait porté plainte et m'avait ensuite jugé en refusant d'interroger et d'examiner mes malades qui constituaient les preuves de l'efficacité de ma thérapeutique.
Par cette précision le Président National venait de fournir la preuve que ma radiation à vie avait été prononcée par des Conseilleurs de l'Ordre qui avaient outrepassé les propres règles de l'Ordre.
Le Président avait aussi indiqué :
"Nous devons nous incliner devant les faits si on nous montre l'efficacité d'une méthode, même si cette efficacité n'est pas comprise, ni expliquée.
Par conséquent, pour ce qui est des médecines que l'on appelle "douces" nous devons essayer de recueillir des preuves, soit de leur intérêt, soit de leur inutilité, très exceptionnellement de leur nocivité.
Les médecines douces sont intéressantes dans la mesure où elles nous apportent quelque chose pour certaines thérapeutiques".
Par conséquent, pour ce qui est des médecines que l'on appelle "douces" nous devons essayer de recueillir des preuves, soit de leur intérêt, soit de leur inutilité, très exceptionnellement de leur nocivité.
Les médecines douces sont intéressantes dans la mesure où elles nous apportent quelque chose pour certaines thérapeutiques".
J'avais du mal à croire que ces paroles aient pu être prononcées par le Président National du Conseil de l'Ordre des Médecins.
Ainsi, pour lui les Conseillers de l'Ordre devaient s'incliner devant les faits si on leur montrait l'efficacité d'une méthode, même si cette efficacité n'était ni comprise, ni expliquée.
Par ces nouvelles précisions ce Président venait de fournir d'autres preuves que ma radiation à vie avait été décidée et confirmée par des Conseillers de l'Ordre qui avaient, à nouveau, outrepassé leurs droits.
Pour terminer son interview le Président avait déclaré :
"Nous demandons la vérité et la justice.
Nous sommes prêts à nous incliner devant les faits, mais des faits rigoureusement observés".
Nous sommes prêts à nous incliner devant les faits, mais des faits rigoureusement observés".
Les déclarations de ce Président National étaient vraiment stupéfiantes.
Comment osait-il affirmer que les Conseillers de l'Ordre ne demandaient pas mieux que de s'intéresser aux médecines douces et qu'ils étaient prêts à s'incliner devant les faits ?
Il demandait la vérité et la justice.
Mes malades et moi-même n'avions toujours dit que la vérité alors que les Conseillers de l'Ordre, pour décider ma radiation à vie, n'avaient employé que le mensonge, déformant totalement les faits et fournissant des rapports erronés.
De quelle Justice parlait ce Président ?
Celle rendue par les Conseils Régionaux, ces tribunaux d'exception, où les débats se déroulent à huis clos, où les juges refusent d'écouter les malades, insultent les témoins et empêchent l'accusé et son Avocat de s'expliquer.
En prenant connaissance de cet article je fus tout à la fois étonné et satisfait.
Le Président National venait de fournir les preuves irréfutables que ma radiation à vie avait été prononcée par le Conseil Régional Provence Côte-d'Azur Corse et confirmée par la Section Disciplinaire du Conseil National de l'Ordre des Médecins en bafouant les propres règles de l'Ordre des Médecins.
Le 4 juin 1986 "Le Quotidien du Médecin" faisait paraître un nouvel article titré :
Charlatanisme : rappel à l'Ordre.
Dans cet article il était indiqué que devant l'Assemblée Générale de l'Ordre des Médecins, qui venait de se tenir à Paris du 23 au 25 avril, le Président National avait confirmé ce qu'il avait déclaré au cours de son interview reproduite dans "Le Quotidien du Médecin" du 21 avril.A nouveau il avait précisé :
"Mais pour que l'Ordre puisse agir, il faut qu'il dispose de preuves et
de plaintes formulées par les patients".
de plaintes formulées par les patients".
J'étais ravi de telles déclarations mais j'étais ahuri qu'elles aient été faites par ce Professeur.
En 1986 il était le Président National du Conseil de l'Ordre des Médecins mais en 1969 il était membre de la Section Disciplinaire du Conseil National qui, le 16 avril 1969, avait confirmé ma radiation à vie en précisant :
"Il n'y a pas lieu d'examiner certains malades soignés par le requérant".
A cette époque, ce Professeur siégeait à cette Section Disciplinaire au titre de Président de la Commission d'Ethique.Il avait alors trouvé normal et légal que des poursuites aient été engagées contre moi, uniquement, sur plainte du Conseil de l'Ordre et sans qu'aucun malade ait porté plainte.
Il avait aussi trouvé normal et légal que ma thérapeutique ait été considérée comme du charlatanisme sans qu'elle ait fait l'objet de la moindre étude.
Il avait également trouvé normal et légal de refuser de faire examiner mes malades.
Je rappelle que cette Section Disciplinaire avait, en plus, conclu que les fautes que j'avais commises étaient contraires à l'honneur et à la probité.
Les Conseillers d'Etat avaient, eux, jugé que ces fautes étaient seulement contraires à la probité.


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