Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
D'EMBLEE, LES AUTORITES MEDICALES M'ATTAQUENT
Les premiers articles avaient paru le 14 mars 1968. Le 18 mars, par voie de presse, un professeur de neurologie parisien, considéré à l’époque comme le plus grand spécialiste français de la Sclérose en Plaques, mit en garde les malades contre moi et ma thérapeutique.
Ce professeur, Président du Comité Scientifique du Comité National de la Sclérose en Plaques, ignorait qui j’étais, en quoi consistait mon traitement et quels étaient les résultats obtenus par mes malades. A l’époque je pouvais présenter plus de 400 malades améliorés, rhumatisants ou sclérosés en plaques.
Immédiatement, j'ai écrit à ce neurologue et lui ai demandé de constituer une Commission d'Enquête qui pourrait examiner mes malades. Proposition qu’il refusa.
J’ai alors écrit au Ministère de la Santé et formulé une demande identique. Ma lettre est restée sans réponse.
Le 3 avril 1968, j’ai été convoqué au siège du Conseil de l’Ordre des Médecins des Alpes-Maritimes où j’ai été reçu par son Président et les 17 membres de son Conseil.
Immédiatement le Président m’a agressé. En brandissant des articles parus récemment, il m’accusa d’avoir fourni à des journalistes des explications sur mon traitement. Ce qui était inexact.
Lui ayant fait remarquer que ces articles contenaient les témoignages de plusieurs de mes patients satisfaits de suivre mon traitement, il me répondit que mes malades et les améliorations qu’ils avaient constatées ne l’intéressaient pas.
Après cette stupéfiante réponse de la part d’un médecin, ce sont les 17 membres du Conseil qui, les uns après les autres, m’accablèrent en évoquant uniquement le problème de la publicité. Aucun de ces médecins ne m’a demandé des explications sur mon traitement et ses résultats.
Sans répondre à leurs attaques, j’ai assisté, interloqué, au déchaînement de ces médecins, manifestement animés par la haine à mon égard.
Quand ils eurent fini de m’accabler, le Président reprit la parole.
Il m’accusa alors "de porter ombrage à l’honneur de ma famille, de la médecine niçoise et de la médecine française."
A l’époque, mon père médecin généraliste était installé à Nice depuis une cinquantaine d’années. Mon frère aîné, pédiatre, marié à une gynécologue, et mon épouse, chirurgien dentiste, étaient également installés à Nice.
A la fin de cette réunion, le Président m’informa que, compte tenu des très graves fautes que j’avais commises, je serais traduit devant le Conseil Régional Provence Côte-d’Azur Corse, à Marseille, juridiction chargée de juger les médecins de la région qui avaient gravement enfreint les règles du Code de Déontologie.


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