Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
FACE A DES MEDECINS-JUGES
Le journaliste de l’Agence France-Presse était toujours décidé à venir témoigner devant ce Conseil. Mais mon avocat, craignant que son témoignage ne soit refusé, n’avait pas averti le Président de ce Conseil.
Le journaliste viendrait avec nous à Marseille et mon avocat ferait cette demande au début de l’audience. C’est d’ailleurs avec beaucoup de difficulté que le Président accepta d’entendre le journaliste.
Après cette âpre discussion, le Président demande à mon avocat d’exposer ses arguments pour ma défense.
Celui-ci rappelle d’abord qui est ma famille, quelles ont été mes études et comment, après avoir exercé sept ans à Madagascar, je m’étais réinstallé à Nice. Peu de temps après ce médecin généraliste a été le premier scientifique à avoir pris conscience d’une nouvelle pollution qu’il a appelée pollution électromagnétique. Il met alors au point un traitement pour lutter contre les effets de cette pollution.
Ce traitement s’était rapidement révélé très efficace dans le traitement des rhumatismes et de la Sclérose en Plaques.
Mon avocat précise alors que certains malades étaient tellement améliorés qu’un journaliste eut son attention attirée par un cas particulièrement spectaculaire. Mon avocat indique que ce journaliste a tenu à venir témoigner devant ce Conseil.
Il rappelle la mise en garde contre ma thérapeutique lancée par un neurologue parisien et son refus de constituer une Commission d'Enquête qui pourrait examiner mes malades. Une demande identique au Ministre de la Santé n'avait pas reçu de réponse.
Mon avocat indique ensuite de quelle façon s’était déroulée ma comparution, le 3 avril 1968, devant le Conseil de l’Ordre des Médecins des Alpes-Maritimes.
A ce moment, il est brutalement interrompu par un médecin qui lance, très agacé :
"Mais les malades du Docteur Maschi ne nous intéressent pas."
Cet interrupteur était le Vice-Président du Conseil de l’Ordre des Médecins des Alpes-Maritimes. Il ne faisait que confirmer ce que le Président de ce Conseil avait déclaré à Nice quelques mois plus tôt.
Sans relever le caractère scandaleux d’une telle réflexion, mon avocat a poursuivi son exposé en précisant qu’on ne pouvait quand même pas empêcher mes malades de parler.
Pour conclure, il regretta que ce procès se déroule sans qu’aucun malade n'ait été examiné.
Le Directeur du Bureau de l’Agence France-Presse de Nice est alors introduit dans la salle d’audience.
Immédiatement il explique comment, mois après mois, il avait suivi l’extraordinaire transformation physique de la boulangère du Vieux-Nice. Il avait également rencontré d’autres malades très améliorés par le traitement du Docteur Maschi.
Une première fois, il s’était présenté au cabinet de ce médecin qui lui avait demandé de ne pas envoyer d’information avant qu’il n'ait fait sa communication devant ses confrères.
Au cours d’une deuxième entrevue, devant son insistance, le Docteur Maschi avait accepté que l’information soit lancée, mais, comme il l’avait demandé, son nom n’était pas mentionné. Seule était reproduite la courte déclaration du médecin, dans laquelle il expliquait qu’il fournirait des explications sur son traitement, en premier, à ses confrères.
Il précise aussi qu’il faisait partie du groupe de journalistes que le Docteur Maschi avait reçu à son cabinet le 13 mars à 13 heures. Au cours de cet entretien le médecin n’avait fourni aucun renseignement sur son traitement et confirmé, simplement, qu’il préparait une communication à faire prochainement devant ses confrères.
Le journaliste termine ainsi sa déposition :
"On connaît la suite. La méthode Maschi a passionné le public. Mais je suis témoin de ce que le Docteur Maschi n’a jamais recherché une ligne de publicité, qu’il a refusé les interviews et que les rares photos de lui ont été faites dans la rue "à la sauvette."
Le Président remercie aimablement le journaliste de son témoignage. Mais, en se dirigeant vers la porte de sortie, il passe à proximité d’un professeur marseillais qui représentait le Ministre de l’Education Nationale.
Celui-ci demande au Président l’autorisation de poser une question au témoin. Mais au lieu de poser une question il se lance, avec agressivité, dans une véritable charge, non seulement contre le témoin mais également contre la profession de journaliste.
Il regrettait que dans cette profession il n’y ait pas un Ordre, semblable à celui des Médecins, qui pourrait sanctionner les journalistes qui parlent de sujets qu’ils ignorent totalement.
Il termine sa diatribe par une véritable insulte en lançant au journaliste :
"Monsieur, vous faites un sale métier"
Celui-ci ne répond pas et quitte immédiatement la salle. Quelques minutes plus tard, la séance est levée et avec mon avocat nous le rejoignons devant l’entrée du Conseil Régional.
Il était fou de colère et voulait attendre ce professeur pour une explication musclée. Pour lui, c’était un malotru qui avait osé attaquer la profession de journaliste.
Il nous dit combien il lui avait été difficile de se retenir pour ne rien dire en plein Tribunal, par respect à la juridiction devant laquelle il était venu témoigner.
Mon avocat parvint à le calmer mais l’affaire n’en resta pas là.
Dès son retour à Nice, il adressa une grande lettre à ce professeur et lui dit ce qu’il pensait de sa scandaleuse attitude.
Il adressa également une lettre au Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins qui, le 23 novembre, lui répondit :
"Monsieur le Directeur,
Je vous remercie de votre lettre du 20 novembre. Comme vous le savez, je désirais qu’une enquête soit faite sur les résultats obtenus par le traitement du Dr Maschi dans la Sclérose en Plaques. Nul jugement ne peut être porté avant que le résultat de cette enquête soit connu.
Je m’étonne donc énormément des paroles prononcées et dont vous me faites part ; je fais tout de suite connaître mon sentiment au Docteur (le Président du Conseil) et vous prie, Monsieur le Directeur, de croire à l’assurance de mes sentiments dévoués."
Ainsi, le Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins souhaitait la création d’une Commission d’Enquête. Opinion dont n’avait que faire le Ministre de la Santé. Il affirmait en plus que nul jugement ne pouvait être porté sans connaître le résultat de cette enquête.Je vous remercie de votre lettre du 20 novembre. Comme vous le savez, je désirais qu’une enquête soit faite sur les résultats obtenus par le traitement du Dr Maschi dans la Sclérose en Plaques. Nul jugement ne peut être porté avant que le résultat de cette enquête soit connu.
Je m’étonne donc énormément des paroles prononcées et dont vous me faites part ; je fais tout de suite connaître mon sentiment au Docteur (le Président du Conseil) et vous prie, Monsieur le Directeur, de croire à l’assurance de mes sentiments dévoués."
Ce professeur était le Président du Conseil National mais personne n’avait tenu compte de ses avis personnels.
Cette lettre ne calma pas le journaliste et il s’en fallut de très peu que l’affaire ne soit portée devant les Tribunaux.
Mais, peu de temps après, des articles de presse ont paru dans lesquels le Directeur du Bureau de l’Agence France-Presse de Nice a pu faire, avec beaucoup de détails, le récit de l’attaque verbale de ce professeur d’orthopédie à Marseille et dont le nom était, naturellement, donné. Le récit du journaliste faisait nettement comprendre que ce professeur n’était qu’un grossier personnage.
Mon avocat était scandalisé que des médecins qui se prenaient pour des juges puissent se conduire de la sorte. Non seulement ils étaient incompétents en matière juridique mais ils faisaient fi de la première règle que s'imposent tous les juges, à savoir ne jamais agresser verbalement les accusés et les témoins. Pour lui, les Conseillers de l'Ordre des Médecins devraient suivre des cours de Droit mais auraient surtout besoin de leçons de politesse.


Pour contacter le Docteur Jean-Pierre Maschi en tant que journaliste, veuillez téléphoner au 04.93.80.04.07 ou écrire à :
