Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
EXPULSE DU CORPS MEDICAL FRANÇAIS
Cette Décision précisait :
"Le Dr Maschi a reçu et remis à des journalistes, le 13 mars 1968 à 13 heures une documentation contenant le principe de sa thérapeutique."
Cette affirmation était, naturellement, inexacte. Les médecins de ce Conseil étaient de fieffés menteurs mais des médecins pas très intelligents. Si j'avais, effectivement, remis à ces journalistes une documentation sur le principe de ma thérapeutique, il est certain que, dans les jours suivants des articles de presse auraient paru faisant référence à cette documentation.Ce qui ne s'est pas produit.
Cela n'avait même pas effleuré l'esprit de mes adversaires, obsédés par l'idée de me nuire, à tout prix.
La Décision m'accusait également de charlatanisme. Pour justifier cette accusation, il était précisé que pour traiter des maladies aussi différentes que les rhumatismes et la Sclérose en Plaques, j'utilisais un traitement unique.
Comment des médecins pouvaient-ils, sérieusement, fonder une accusation de charlatanisme sur un tel motif ?
Classiquement, n'emploie-t-on pas la cortisone pour traiter les rhumatismes et la Sclérose en Plaques ?
Décidément, ces médecins étaient bornés et n'avaient qu'un objectif : me nuire.
La Décision se terminait ainsi :
"Considérant qu'en raison de ces fautes, il y a lieu d'infliger au Dr Maschi la peine de radiation du Tableau de l'Ordre."
La sanction prise contre moi était la plus grave qu'un Conseil Régional puisse infliger à un médecin.
Dans l'ordre de gravité les peines sont : l'avertissement, le blâme, l'interdiction temporaire ou permanente d'exercer une ou plusieurs des fonctions conférées par notre diplôme, l'interdiction d'exercer la médecine pour une durée maximum de trois ans.
Et la radiation à vie du Tableau de l'Ordre.
J'avais 40 ans.
Ainsi ces médecins venaient froidement de m'enlever le droit d'exercer librement ma profession.
J'avais exercé pendant 15 ans sans que l'on ait quoi que ce soit à me reprocher. Depuis deux ans, la thérapeutique que j'avais mise au point avait amélioré des centaines de malades.
Ainsi, paradoxalement, j'étais radié à vie pour avoir utilisé une thérapeutique trop efficace.
Depuis que j'avais lu le livre "Les Charlatans de la médecine", je m'étais préparé, moralement, à une éventuelle radiation à vie mais en recevant la lettre m'annonçant cette Décision, j'ai quand même accusé le coup.
J'ai, heureusement, un caractère qui me permet de réagir très rapidement devant l'adversité. Les ennuis me donnent même encore plus de courage pour poursuive la lutte.
Pour mon épouse, pour l'ensemble de ma famille, ma radiation à vie fut très mal reçue. Ils savaient que je n'avais rien à me reprocher et que les malades venaient me consulter de toute la France.
Pour mon avocat, pour le Directeur de l'Agence France-Presse et pour l'ancien conseiller juridique, devant une Décision aussi scandaleuse, il fallait réagir très rapidement.
J'avais la possibilité de faire appel de cette Décision devant la Section Disciplinaire du Conseil National de l'Ordre de Médecins.
Dans les jours suivants, j'ai effectué cette demande et l'ai accompagnée d'un Rapport dans lequel je relevais les erreurs grossières contenues dans la Décision du Conseil Régional.
De son côté, mon avocat avait fait une demande identique, soulignant que la Décision du Conseil Régional était arbitraire et sans fondement.



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