Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
LA REACTION DE MES MALADES EST TRES RAPIDE
Le journaliste était satisfait de la réaction rapide de mes malades qui continuaient, toujours, à adresser des lettres au porte-parole.
Pour faciliter l'action de ces malades, il suggéra d'appeler ma thérapeutique "Maschithérapie". On pourrait, alors, constituer un "Groupement de défense de la Maschithérapie".
J'ai été très étonné que mon nom de famille soit donné au traitement que j'avais mis au point. Pour mon avocat et pour l'ancien conseiller juridique, c'était une idée excellente.
Mes "conseillers" jugèrent que la première action que devaient accomplir mes malades était d'écrire au Président de l'Assemblée Nationale pour demander la création d'une Commission d'Enquête pour examiner mes malades.
Au début du mois de janvier 1969, le Bureau de l'Agence France-Presse de Nice lança une Dépêche annonçant qu'une pétition, signée par 430 malades soignés par le Dr Maschi, venait d'être adressée au Président de l'Assemblée Nationale pour réclamer une Commission d'Enquête.
La Dépêche précisait :
- Rendez nous le Dr Maschi (Nord-Matin)
- Nice : les clients du médecin radié réclament une Enquête (Journal de Limoges)
- Radié par le Conseil Régional de l'Ordre des Médecins. Le Docteur Maschi est âprement défendu par ses malades (Le Parisien Libéré)
L'ancien conseiller juridique jugea utile d'adresser une copie de cette pétition au Général de Gaulle, Président de la République, au Président du Sénat, au Premier Ministre, au Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins, aux Présidents des différents groupes parlementaires de l'Assemblée Nationale ainsi qu'aux 6 Députés des Alpes-Maritimes.
Le résultat de cette pétition fut obtenu très rapidement. A la fin du mois de janvier 1969, le Ministre de la Santé décida la création d'une Commission d'Enquête qu'il chargea d'étudier mes théories, mon traitement et d'examiner mes malades.
A l'annonce de la création de cette Commission, avec mon avocat, nous avons écrit à la Section Disciplinaire du Conseil National en demandant que mon affaire soit jugée après les résultats de cette Enquête.
Les 5 médecins désignés pour constituer cette Commission ne semblaient pas pressés de me contacter.
Le porte-parole des malades continuait à recevoir des lettres de malades scandalisés que l'Enquête tarde à débuter.
Le Directeur de l'Agence France-Presse de Nice décida de lancer une nouvelle Dépêche qui, le 11 avril 1969, fut reprise dans toute la France avec de tels titres :
- 600 patients "améliorés" du Docteur Maschi (radié à vie) réclament une Enquête immédiate sur sa thérapeutique (Le Progrès)
- Des centaines de malades veulent sauver leur médecin radié à vie pour charlatanisme (l'Union)
- A Nice. Un médecin (accusé de charlatanisme) est radié à vie : 600 malades protestent et demandent une Enquête (Journal du Centre)
Après l'annonce de la création de la Commission d'Enquête, j'avais immédiatement commencé à reprendre les dossiers de mes malades.
J'ai alors choisi près de 500 cas dont les résultats étaient suffisamment importants pour être signalés. En définitive, j'en ai retenu 457 : 289 rhumatisants et 168 sclérosés en plaques.
Pour chaque cas, j'ai alors rédigé une observation dans laquelle j'indiquais la date et l'état du malade quand il était venu me consulter. Je précisais ensuite les améliorations que le malade avait constatées en suivant mon traitement.
Quand ce travail a été terminé, j'ai adressé les 457 observations au Ministère de la Santé.
Mais j'ai pensé indispensable que, de leur côté, les malades écrivent, eux-mêmes, au Ministère de la Santé.
J'ai donc pris contact avec chacun de ces 457 malades en leur demandant d'adresser au Ministère de la Santé une lettre dans laquelle il fournirait des précisions sur les résultats obtenus après avoir suivi mon traitement. Je conseillais aux rhumatisants de joindre une photocopie du compte-rendu de leurs dernières radiographies. Aux sclérosés en plaques, je demandais d'indiquer le nom de l'Hôpital où ils étaient suivis. Avec mes observations et les lettres des malades il ne serait pas possible de prétendre qu'ils étaient de simples malades psychosomatiques.
J'avais aussi demandé à mes malades de m'adresser un double de leur lettre.
La lecture de ces lettres rendait absolument odieuse l'attitude de mes adversaires, pour lesquels je n'éprouvais que du mépris, encore plus grand que celui qu'ils affichaient à l'égard de mes malades.
La Dépêche de l'Agence France-Presse du mois d'Avril eut un résultat.
Le 9 mai 1969 j'ai reçu un appel téléphonique d'un Inspecteur Général médecin m'informant qu'avec quatre autres médecins, ils avaient été chargés de procéder à l'Enquête.
Il confirma avoir reçu mes observations et les lettres de mes malades et précisa que je devais me présenter au Ministère de la Santé le 23 juin 1969 à 11h30.


Pour contacter le Docteur Jean-Pierre Maschi en tant que journaliste, veuillez téléphoner au 04.93.80.04.07 ou écrire à :
