Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
JE PORTE MON AFFAIRE DEVANT LE CONSEIL D'ETAT
Mon avocat niçois me conseilla de confier ma défense à un avocat auquel il écrivit le 29 Mai 1969 :
"D'ores et déjà je vous indique que vous devriez normalement l'emporter sur les défenses à exécution provisoire tant semble incroyable la position du Conseil de l'Ordre des Médecins."
Le 2 juin l'avocat du Conseil d'Etat m'a écrit :"Sans pouvoir présager de la Décision que prendra le Conseil d'Etat, je pense que celui-ci ne manquera pas d'être impressionné, d'une part par l'invraisemblable rigueur dont vous êtes victime de la part du Conseil National, d'autre part par les conditions non moins choquantes dans lesquelles votre affaire a été jugée par cette juridiction."
Les opinions de ces deux avocats me laissaient espérer que, quand mon affaire ne serait plus jugée par des médecins, la Décision pourrait être différente.Le 12 juin mon avocat parisien déposait devant le Conseil d'Etat une demande de sursis à exécution.
Si cette demande était acceptée, je pourrais continuer à exercer légalement après le 1er juillet, en attendant que l'affaire soit jugée, ultérieurement, sur le fond.
Tout n'était pas encore perdu.
Après avoir lu le livre "Les Charlatans de la Médecine", j'avais envisagé de continuer à exercer illégalement, si un jour j'étais radié à vie.
Je me sentais moralement prêt à faire face à toutes les attaques mais je n'avais pas imaginé les innombrables démarches occasionnées par une radiation à vie.
Assez rapidement, j'avais, heureusement, eu des conseillers extraordinaires : mon avocat, le journaliste de l'Agence France-Presse et mon malade, ancien conseiller juridique.
Quant à mes malades, leurs lettres de témoignage m'assuraient de leur appui total.
Mes conseillers pensaient que mon affaire risquait de se prolonger durant plusieurs années. Il fallait donc s'armer de patience, ne jamais se décourager, faire face à toutes les attaques et, en plus, dénoncer sans cesse les accusations mensongères de mes adversaires.
C'était un véritable "bras de fer" que j'avais engagé avec le Conseil de l'Ordre des Médecins et le Ministère de la Santé.


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