Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...

LA COMMISSION D'ENQUETE

La création de la Commission d'Enquête avait été décidée à la fin du mois de janvier mais je n'ai rencontré les membres de cette Commission que le 23 juin 1969.

En plus de l'Inspecteur Général médecin, qui servait de coordinateur, elle était composée par le professeur titulaire de la Chaire de Radiologie de Paris, le Professeur titulaire de la Chaire de Pathologie Respiratoire de Paris et par deux neurologues. Un était professeur agrégé, chef de service à l'Hôpital de la Salpêtrière à Paris, et l'autre était chef de service à l'Hôpital St Joseph à Paris.
Ces deux neurologues étaient des spécialistes de la Sclérose en Plaques, membres du Comité National de la Sclérose en Plaques et proches collaborateurs du professeur qui, au mois de mars 1968, avait mis en garde les malades contre ma thérapeutique.

J'avais imaginé que les membres de la Commission allaient me poser toutes sortes de questions sur ma théorie sur la pollution électromagnétique, sur ma théorie sur la cause de la Sclérose en Plaques, sur le traitement que je faisais suivre aux malades et sur les résultats obtenus.
Les choses se sont passées différemment.
La parole m'a immédiatement été donnée. J'ai alors expliqué de quelle façon j'avais été amené à prendre conscience de cette nouvelle pollution et comment un événement fortuit m'avait amené à m'intéresser à la Sclérose en Plaques.
Assez rapidement, la sensibilité des sclérosés en plaques au stress m'avait fait penser qu'il ne devait pas y avoir de virus dans cette affection. Comme elle se rencontrait, essentiellement, dans les pays industrialisés et qu'elle était très rare dans les pays en voie de développement, j'avais tout naturellement pensé qu'elle était aussi une "maladie de civilisation".
Je m'attendais à ce que les deux neurologues interviennent et contestent mes hypothèses. A mon grand étonnement, ils gardèrent le silence.
Quand j'ai voulu parler des résultats obtenus par mes malades, j'ai été interrompu par l'Inspecteur Général médecin. Il me fit remarquer qu'ils étaient en possession de mes 457 observations et des lettres de mes malades. Cela était suffisant pour avoir une idée des résultats obtenus par application de mon traitement.

J'avais apporté plusieurs exemplaires de la ceinture que je faisais porter à mes malades afin que les membres de la Commission puissent les faire porter à des malades de leur choix.
Cette proposition fut catégoriquement refusée.


A l'intention de chacun des 5 membres de la Commission, j'avais rédigé un texte de cinq pages dans lequel je donnais des explications sur la pollution électromagnétique, sur mon approche de la Sclérose en Plaques et sur mon traitement. Je résumais aussi toutes les démarches effectuées auprès du Conseil de l'Ordre des Médecins et du Ministère de la Santé.
Ce texte fut, quand même, accepté par les membres de la Commission.
La réunion avait duré environ 1 heure et demie. L'Inspecteur Général médecin me raccompagna. Dans le couloir, avant de le quitter, je lui dis que pour moi une seule chose comptait. Mes malades. Ils étaient améliorés. On ne pouvait le nier. Les lettres qu'il avait reçues en étaient les preuves irréfutables.
En prenant congé, le coordinateur de la Commission me dit qu'il me recontacterait très prochainement.

Que penser de cette réunion ?
L'absence d'intervention de la part des membres de cette Commission était étonnante.


Au cours de mon long exposé, je ne fus interrompu qu'à deux reprises quand je précisais, qu'à mon avis, les conditions de vie pouvaient jouer un rôle important dans la pollution électromagnétique.
J'ai toujours déconseillé les vêtements en fibres synthétiques productrices d'électricité statique. Cette électricité soumet la peau à une agression électrique permanente.
Quand j'ai évoqué ce problème, le professeur titulaire de la Chaire de Pathologie Respiratoire m'interrompit et me dit qu'il n'avait pas connaissance de ce phénomène d'électricité statique.
Avant même que j'aie pu répondre à ce professeur, un autre membre de la Commission lui expliqua que ce phénomène se produisait quand on frotte une peau de chat.
Deuxième interruption, quand j'ai expliqué, qu'à mon avis, les maladies de civilisation étaient peu répandues dans les pays en voie de développement car, dans ces pays, les autochtones marchent, la plupart du temps, pieds nus. Ce qui les met en permanence "à la terre".
Pour justifier mon raisonnement, j'ai indiqué qu'une personne, touchant un fil électrique sous tension, meurt s'il est pieds nus sur le sol. Il recevra seulement un choc s'il porte des chaussures à semelles isolantes.
Cette fois, c'est le professeur titulaire de la Chaire de Radiologie qui m'a interrompu. Il m'a fait remarquer que même pieds nus le sujet ne meurt pas nécessairement.
Je n'ai pas répondu à ce professeur mais j'avais envie de lui proposer de se livrer à une telle expérience, avec, naturellement, lui comme sujet d'expérience. Ce professeur était Membre de l'Académie de Médecine.
Durant 1 heure et demie, ce furent les deux seules remarques qui m'ont été faites par les Membres de la Commission d'Enquête.

Depuis plus de deux ans, j'avais fourni à tous mes malades des explications semblables. Jamais personne ne m'avait fait des remarques aussi absurdes.

L'après-midi, j'avais rendez-vous avec l'avocat du Conseil d'Etat.
Ma demande de sursis à exécution devait, paraît-il, être examinée incessamment. Il ne restait plus qu'une semaine avant le 1er juillet, date à laquelle je ne pourrais plus exercer légalement.
Mon avocat m'assura que mon affaire se présentait très bien. D'après lui, j'avais 99 chances sur 100 d'obtenir le sursis à exécution. Il considérait que la sanction prise contre moi par le Conseil de l'Ordre des Médecins était sans commune mesure avec les fautes qui m'étaient reprochées.
Le Conseil d'Etat m'accorderait sûrement le sursis à exécution.
Mon avocat m'indiqua que quelques jours plus tôt, il avait reçu la visite du Directeur du Bureau de l'Agence France-Presse de Nice, venu lui confirmer qu'il prenait sur lui toute la responsabilité du déclenchement de l'affaire.
De retour à Nice, celui-ci lui avait écrit une grande lettre, à joindre à mon dossier, dans laquelle il affirmait sa responsabilité dans la diffusion des informations publiées à partir du 13 mars 1968.
Le combat du Dr J-P Maschi

« Pollution électromagnétique et Sclérose en Plaques », livret de 97 pages rédigé par le Dr Jean-Pierre Maschi en 2008 pour le traitement naturel et l'amélioration de la Sclérose en Plaques et pour la vérité sur le scandale sanitaire lié à la Sclérose en Plaques et à la pollution électromagnétique.

Libre diffusion sur Internet.

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