Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
LES RESULTATS DE L'ENQUETE
Les mois passaient et je n'avais plus eu de nouvelles. J'ignorais totalement comment se déroulait l'examen de mes malades. Trois rhumatisants m'avaient écrit qu'ils avaient été examinés le 17 juillet 1969 par le professeur titulaire de la Chaire de Pathologie Respiratoire. Ils avaient reçu un bon accueil et le professeur avait écouté leurs explications avec intérêt.
Aucun sclérosé en plaques ne m'avait signalé avoir été examiné par un des deux neurologues.
Trois malades examinés sur les 457 que j'avais proposés. Cette façon de procéder me semblait bien légère.
Au mois d'octobre 1969, comme nous n'avions toujours pas de nouvelles de l'Enquête, le porte-parole des malades s'adressa à un député des Alpes-Maritimes qui, le 5 novembre 1969 posa au Ministre de la Santé une question écrite, parue au Journal Officiel sous le numéro 8-403, dans laquelle il précisait : "Il importe que les conclusions de la Commission d'Enquête soient rendues officielles le plus rapidement possible."
Le 10 décembre 1969, la réponse du Ministre a paru au Journal Officiel.
Après avoir rappelé qu'une étude approfondie des thérapeutiques appliquées et des cas médicaux traités avait été effectuée par des personnalités médicales indiscutées, orientées vers les affections chroniques traitées, le Ministre précisait :
"Que de l'ensemble de cette étude, appréciation des documents et observations fournies, confrontation avec le praticien, convocation et examen de malades, la commission d'experts a conclu que la thérapeutique appliquée n'avait aucune base scientifique et qu'il n'existait pas de preuves objectives des résultats prétendus obtenus par l'auteur de la méthode."
Pour qui ne connaissait pas mon affaire une telle réponse, parue au Journal Officiel, condamnait formellement ma thérapeutique après une Enquête sérieuse. Le Ministre qui avait donné une telle réponse était le troisième Ministre de la Santé, depuis que mon affaire avait débuté.
J'ai immédiatement écrit à ce Ministre une lettre de 10 pages pour refuser les conclusions d'une enquête, conduite d'une façon scandaleuse. Dans cette lettre, je reprenais, point par point, toute mon affaire conduite, elle aussi, d'une façon scandaleuse.
Le porte-parole des malades a également écrit à ce Ministre une lettre dans laquelle il précisait :
"Au nom des malades du "Groupement de défense de la Maschithérapie", je vous fais savoir que nous n'acceptons pas les conclusions données par les membres de la Commission d'Enquête.
Il y a une chose, Monsieur le Ministre, qu'il est difficile d'accepter. C'est d'avoir nettement l'impression que l'on se moque de vous. Et dans cette affaire nous avons, nous les malades, vraiment l'impression que l'on se moque de nous depuis un an et demi."
Il y a une chose, Monsieur le Ministre, qu'il est difficile d'accepter. C'est d'avoir nettement l'impression que l'on se moque de vous. Et dans cette affaire nous avons, nous les malades, vraiment l'impression que l'on se moque de nous depuis un an et demi."
Le même jour, il adressait une copie de cette lettre à Monsieur Georges Pompidou, Président de la République, auquel il écrivait :
"C'est avec une profonde déception que nous venons de constater que, dans notre pays, des enquêtes officielles, demandées par des citoyens français, dont certains sont des parlementaires, pouvaient être menées en bafouant les plus élémentaires règles de la Justice. Nous avions pourtant réclamé une enquête honnête.
C'est de la tristesse plus que de la colère que je ressens aujourd'hui ayant pu constater, à mon âge, jusqu'où pouvait aller la bassesse des hommes."
C'est de la tristesse plus que de la colère que je ressens aujourd'hui ayant pu constater, à mon âge, jusqu'où pouvait aller la bassesse des hommes."
Il avait également informé de ce refus tous les Présidents des Groupes Parlementaires de l'Assemblée Nationale.
J'avais choisi comme porte-parole de mes malades ce malade car il avait été parmi les premiers à avoir été très amélioré par mon traitement. Rapidement, il s'est révélé être un extraordinaire défenseur et un "écrivain" redoutable.


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