Il est très difficile de faire accepter des idées scientifiques nouvelles ...
MES ENNEMIS NE RECULENT DEVANT AUCUN MOYEN POUR TENTER DE M'ELIMINER
Celui-ci intervint, à nouveau, auprès du Ministre de la Santé qui, le 4 décembre 1970, lui adressa une lettre dans laquelle il précisait :
"Ainsi que vous le savez, si l'enquête engagée par mon prédécesseur avait mis en évidence que la thérapeutique appliquée n'avait aucune base scientifique et que les améliorations rapportées ne pouvaient être considérées comme un effet de cette thérapeutique, elle avait aussi laissé entendre que le Dr Maschi serait plus justiciable de la procédure prévue par l'article L 460 du Code de la Santé Publique : expertise en cas d'état pathologique.
Néanmoins j'envisage de reprendre l'enquête engagée en 1969…"
Néanmoins j'envisage de reprendre l'enquête engagée en 1969…"
Je connaissais très bien ce Député qui était un ami d'enfance. Nous avions le même âge.
Il suivait mon affaire depuis 1968 et m'avertit que mes adversaires essayaient maintenant de me faire passer pour un déséquilibré mental.
L'article L 460 du Code de la Santé Publique (Décret n° 59 388 du 4 mars 1959) commence ainsi :
"Dans le cas d'infirmité ou d'état pathologique rendant dangereux l'exercice de la profession, le Conseil Régional peut décider la suspension temporaire d'exercer".
Si le médecin était jugé dangereux pour ses malades par son seul comportement, il était possible d'envisager son internement dans un asile psychiatrique.
Pour ce Député, la lettre de ce Ministre était monstrueuse. Il m'en remit une photocopie et me donna l'autorisation de l'utiliser à ma convenance.
Quelle honte !
Comment des médecins avaient-ils pu imaginer un tel moyen pour tenter de m'éliminer ?
Immédiatement j'ai remis une photocopie de cette lettre au porte-parole de mes malades, à mon avocat et au journaliste de l'Agence France-Presse. Pour eux un tel procédé était ignoble mais le journaliste nous expliqua que le contenu d'une lettre ne permettait pas de lancer une Dépêche.
L'information serait donc annoncée dans un article de "La Vie Claire".
Dans le numéro de février 1971, à la rubrique "Au secours de la Maschithérapie", le porte-parole des malades a écrit, sur deux pages, un grand article titré "Cinq tristes sires !"
Dans cet article il a reproduit la lettre du Ministre et rappelé les conditions scandaleuses dans lesquelles ces cinq médecins avaient effectué cette Enquête.
Il était difficile d'être plus virulent qu'il ne l'a été contre ces cinq médecins. Dans les mois suivants, la Direction de la revue n'a reçu aucune réclamation de ces médecins. Preuve, non seulement de leur bassesse mais également de leur lâcheté.
Dès le 21 décembre 1970 j'ai adressé à Monsieur Pompidou une photocopie de la lettre du Ministre de la Santé en précisant :
"Une aussi grave accusation se passe de commentaire".
Le 14 janvier 1971 le Chef du Cabinet du Président de la République m'a répondu :"J'ai bien reçu le document que vous avez eu l'attention de faire parvenir par lettre du 21 décembre dernier.
Je n'ai pas manqué, suivant votre vœu, de le placer entre les mains de Monsieur le Président de la République".
Je n'ai pas manqué, suivant votre vœu, de le placer entre les mains de Monsieur le Président de la République".
Pour la première fois la Présidence de la République ne m'indiquait pas que ma lettre serait transmise au Ministère de la Santé.


Pour contacter le Docteur Jean-Pierre Maschi en tant que journaliste, veuillez téléphoner au 04.93.80.04.07 ou écrire à :
